Mon avis sur Madeleine, résistante, de Bertail, Morvan, Riffaud

Une BD pour mettre en avant les jeunes femmes qui ont fait partie de la Résistance, évidemment que cela allait attirer mon attention.
Je me suis donc plongée dans les dessins bleutés de cet album, avec l’appréhension que l’on peut ressentir lorsqu’on s’attaque à un tel sujet.
Le mal tombe presque subitement au milieu des pages, comme il déboulait dans le quotidien de ceux qui subissent la guerre.
C’est avec cette appréhension que j’ai suivi les traces de Madeleine, 17 ans. Vive, intelligente et engagée, elle veut entrer dans la Résistance. Agir. Se battre. Parce que ne rien faire est inenvisageable. Les coups de bottes qui battent le pavé effraient, autant qu’ils remplissent le cœur de courage.
Dans ce premier tome, on suit la jeune Française dont le pays entre en guerre. Les Allemands sont là. La maladie aussi. Envoyée dans un sanitarium, Madeleine bénéficie d’une bulle de protection, qui la place à l’écart de ce que subit la grande majorité de la population. Elle choisit de quitter cette bulle pour atteindre son objectif. La jeune fille doit se plier à un premier sacrifice. Pour le bien commun, pour celui de la Résistance.
Ce premier tome laisse un peu sur sa faim et c’est bien logique: il pose la situation initiale, laisse entendre qu’il va y avoir des difficultés et des souffrances, bref il fait le job de tome 1.
J’ai trouvé que l’histoire avançait vite, mais les textes et échanges avec la Madeleine d’aujourd’hui (97 ans!) placés à la fin de l’album permettent de rembobiner le fil et d’avoir plus de détails sur ce qu’on vient de lire. C’est un oui, en attendant de lire le tome 2 qui doit sortir cette année.
Vous l’avez lu ?

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