
907 fois Camille, mais un millier de fois « je ».
Je rembobine. J’ai pas mal entendu parler de ce bouquin. Camille, c’est la fille de Dodo La Saumure, le proxénète. Évidemment, son histoire m’intéresse. Comment se construit on quand on est fille d’un homme comme celui-là, quand nombre des femmes que celui-ci côtoie sont des prostituées sous sa coupe, etc.
Mais en fait, j’en sais rien. Alors oui, il y a quelques scènes où Camille est avec son père ou ne l’est pas. Elles sont racontées. Mais on ne sait pas vraiment ce que ressent Camille. Donc je suis restée avec mes questions sous le bras.
En revanche, on sait ce que l’auteur ressent. Lui qui est un ami de Camille et qui écrit un livre sur son histoire. Son regard sur elle change. Il la voit évoluer. Il explique les difficultés de ce type d’écriture. Camille accepter a-t-elle le texte ? Lui fera-t-elle changer des mots, supprimer des passages ? Leurs cafés en terrasses parisiennes auront-ils un autre goût ?
Why not, ce sont des réflexions intéressantes. Mais pas ce que j’attendais.
Alors oui, le mot Camille est écrit 907 fois. Mais ça ne suffit pas à vraiment raconter son histoire. Le je l’emporte.
Et vous, vous en avez pensé quoi ?