Mon avis sur La Maison, de Robert Colonna d’Istria

Vivre sur une île. On y pense, on en rêve. Naïvement. Sans imaginer ce qui caractérise vraiment l’Insulaire. Les événements météorologiques qui pèsent plus lourds, les moyens de transports qui en dépendent, les liens entre l’île et le reste du monde qui fluctuent au grès des vagues. Le sel qui brûle la peau, ronge le travail de l’Homme, la marée qui dépose ses offrandes pour venir les reprendre.

J a entrepris son projet de maison en pensant venir s’y reposer de temps à autre. Ce devait être une maison de vacances. Un lieu joli avec vue sur la mer, un lieu où on laisse un peu de soi, mais pas trop.

À mesure que les vagues viennent lécher la roche de l’île, J va vivre la vie d’insulaire jusqu’à en devenir une. Évidemment. Avec un tel projet, elle ressent d’autant plus les contraintes qui pèsent sur ceux qui habitent l’île et sa résilience lui permettra de se faire accepter.

C’est un livre sur l’amour non idéalisé d’un insulaire pour la vie, contraignante et éprise de liberté à la fois, sur une île.

Et tout au long du livre, il y a cette métaphore qui vogue. Construire une maison, c’est comme construire un livre. Il faut bâtir, méthodiquement, défaire pour refaire, et c’est avec ou grâce à ce ressac que l’on devient écrivain, ce qui, au fond, n’est pas bien différent de la vie d’un insulaire.

Un texte plein de résilience et d’amour de la nature et de ce mode de vie si particulier, porte par une plume sensible.

Vous l’avez repéré, lu, aimé ? Cette thématique vous tente ?

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